Samedi, 7 avril 2001

Sitasjaure - Ritsem - Vakkotavare

Ce matin est différent des précédents : il fait beau ! Eh oui, le ciel est bleu et la prévision météo des gardiens est optimiste pour aujourd'hui. Nous pouvons envisager sereinement l'étape jusqu'à Ritsem qui totalise 19 km.

Nous traversons le village de Sitasjaure et prenons la route en légère descente. Elle est fermée à cette époque mais il y circule des motoneiges et la trace est bonne. Après quelques kilomètres nous enlevons les peaux de phoques. La route est globalement en descente mais comporte malgré tout quelques montées qui posent un problème pour tracter la pulka. Sans les peaux on recule à la moindre dénivelée et il faut que l'une de nous pousse la pulka (avec un bâton de ski) pendant que l'autre la tire. Elle est moins lourde qu'au départ et cette méthode s'avère opérationnelle.

Un skidoo nous rejoint vers la mi-parcours. Le chauffeur se gare près de nous, arrête son moteur, enlève ses boules Quies et nous demande si tout va bien (en suédois). Nous répondons toute contente :"All is OK". Son visage s'éclaire d'un sourire sympathique et il conclut :" Strong girls !". Comme il vient de la direction de Sitasjaure quelque chose nous dit qu'il avait dû être informé de notre présence par la gardienne du refuge.

Il nous fait une trace toute neuve ce qui nous arrange bien. La pause de midi se fait en plein soleil avec une vue magnifique sur le massif du Sarek. Encore une fois nous ne voyons pas âme qui vive sur le parcours (hormis le skidoo). Les deux derniers kilomètres sont en franche descente et nous n'avons plus besoin de pousser avec les bâtons. Un régal sans pareil. Je réussis même à filmer pendant la glisse les exploits de Brigitte qui pilote la pulka de main de maître. (Voir la vidéo de la descente vers Ritsem)

Mais notre principal exploit de la journée est que nous arrivons à Ritsem à 15h20, juste 10 minutes avant le départ du bus pour Galliväre ... sans même le faire exprès car nous ignorions son horaire exact et pensions passer la nuit à Ritsem. J'ai même le temps d'acheter une immense bouteille de Coca-Cola dans le magasin situé judicieusement près de la station de bus. Le chauffeur et les autres clients semblent un peu dubitatifs en nous voyant. Un peu partout notre tandem de nanas à pulka provoque quelques commentaires discrets autant qu'amusés.

Le bus longe sur une trentaine de kilomètres le lac Akkajaure, un ensemble de retenues et de barrages qui forment le Stora Sjöfallet. A notre tour d'être étonnées en découvrant les activités hivernales des Suédois dans ces contrées isolées et glaciales. En effet la surface gelée des lacs est truffée de caravanes et autres maisonnettes, installées durablement pour la saison. Elles servent aux pêcheurs qui peuvent y passer la nuit. Des skidoos sillonnent le lac, à fond les badins. Ce doit être leur plaisir du week-end. Il règne sur ce lac une activité insoupçonnée, sans doute renforcée par le très beau soleil qui domine cette journée.

Nous descendons à Vakkotavare où se trouve un refuge STF. Mais comme il fait très beau nous n'avons aucune excuse pour dormir à l'abri. Nous montons la tente sur la rive du lac et bénéficions d'une magnifique soirée avec soleil couchant. Le refuge est désert et le gardien se réjouissait déjà de nous voir arriver. Mais nous nous contentons de lui acheter un paquet de knäkke (14 SEK), bien qu'il n'y ait pas de magasin. Il nous confirme, ce dont nous nous doutions, que la montée vers Teusajaure est rarement faite avec des pulkas car elle est trop raide. Le rapprochement des lignes de niveau sur la carte nous avaient d'ailleurs fait hésiter lorsque nous nous étions penchées sur la question du changement d'itinéraire il y a quelques jours. Mais maintenant nous n'avons plus le choix. D'ailleurs le gardien nous gratifie généreusement d'un :"You will manage it !".

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Refuge de Vakkotavare

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Sur la rive du lac AKKA

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Dimanche, 8 avril 2001 (carte)

Vakkotavare - Teusajaure

-16°C dans la tente ce matin. Temps magnifique. Départ tardif vers 10h30.

Dès les premiers mètres nous sommes devant le problème. La neige est molle et on s'enfonce jusqu'au genou, et en même temps le terrain est trop raide pour mettre les skis. Il n'y a qu'une solution, il faut faire plusieurs aller-retours pour tout monter. Une galère sans nom, car pour couronner le tout il y a des arbres entre lesquels il faut se faufiler. Après deux heures d'effort magistral nous sortons de ce malheureux raidillon qui ne prend sans doute pas plus d'une demi-heure en été.

Nous savons que l'étape de demain présente le même rapprochement de courbes de niveau que celle-ci et nous nous demandons dans quel genre de galère nous nous sommes embarquées.

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Entre Vakkotavare et Teusajaure

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Entre Vakkotavare et Teusajaure

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Vue sur le barrage de Suorva et le sommet Lulep Gierkav (au milieu de la photo).

Heureusement il fait beau et la vue derrière nous sur le lac Akka et le Sarek est de nature à nous faire oublier nos doutes. Nous finissons par atteindre le col (880m) après d'interminables kilomètres en ligne droite plein nord. La descente qui suit est agréable et rapide sans peaux de phoque. Mais en arrivant au niveau des arbres la galère de ce matin se reproduit. Impossible de skier en descente dans une neige molle tout en visant entre les bouleaux et en manoeuvrant la pulka. Même à pied nous prenons gamelle sur gamelle.

Après plus de 7 heures d'effort pour faire 12 malheureux kilomètres nous poussons la porte du petit refuge de secours sur les bords du lac Teusajaure, juste en face du refuge STF qui se trouve sur l'autre rive. Il est plus petit que les précédents et en moins bon état mais il sera très bien pour la nuit.

Est-il besoin de le préciser : nous n'avons pas croisé le moindre humain aujourd'hui.

Lundi, 9 avril 2001 (carte)

Teusajaure - Kaitumjaure

-2°C dans la maison au lever à 6 h. Temps couvert et venteux. Apres 1 km pour traverser le lac nous échangeons quelques mots avec la stugvärt (la gardienne du refuge de Teusajaure) qui nous dit qu'il es interdit de dormir dans le petit refuge où nous avons passé la nuit. Nous faisons les innocentes et déguerpissons rapidement.

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Lac Teusajaure gelé

Nous choisissons de suivre la piste des motoneiges. Elle s'éloigne d'abord de 2 km pour ensuite monter raide mais bien tracée jusqu'au dessus de la ligne des arbres. Une montée d'enfer: à pousser et tirer à deux notre semi-remorque toujours trop lourd dès que ça monte! En haut nous croisons un groupe de 5 ou 6 personnes guidé par un Irlandais. Ils ont le vent dans le dos tandis que nous nous l'avons en face. Il faut mettre le blindage de visage comme au bon vieux temps du Groenland. Dans la descente nous passons près d'une hutte lapone et décidons de nous y arrêter pour manger un peu. Nous dégageons la porte très enneigée. Il reste 4 km jusqu'au refuge de Kaitumjaure.

La visibilité est médiocre. Je suis tant bien que mal la piste des motoneiges qui constitue la surface la plus portante, bien que fort enneigée et difficile à repérer dans le white out. Au refuge de Kaitumjaure nous nous décidons pour le compromis "cuisine au chaud + nuit sous tente" (75 SEK par personne). Nous montons la North Face derrière un chalet à l'abri du vent. Nous attachons certains tendeurs aux grandes bouteilles de gaz à proximité en espérant ne pas provoquer le courrou de la gardienne.

Elle nous explique les règles à respecter :
- chercher l'eau à tel endroit indiqué (dehors) avec tel seau,
- jeter l'eau usagée à tel autre endroit (et nulle part ailleurs!) avec tel autre seau,
- utiliser impérativement les toilettes (à l'extérieur),
- payer "the fee" dans la maison d'à côté.

Après ces sages recommandations nous entrons dans la pièce commune où une agréable chaleur de 25°C nous fait l'effet d'un sauna. Il y quelques clients pour une fois et nous papotons toute la soirée avec des Suédois bien gentils. Il neige à gros flocons.

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Le refuge de Kaitumjaure

Le Refuge de Kaitumjaure

Mardi, 10 avril 2001 (carte)

Kaitumjaure - Kebnekaise

Départ à 10h.

La nuit dans la tente fut confortable et chaude. Le vent a cessé et il fait beau. Mais il a neigé et il faudra tracer. Un randonneur allemand est parti un peu avant nous dans la direction de Singi. Ce sera une petite aide mais il faut quand même refaire la trace de la pulka qui est plus large que celle des skis. Il y a une trace de motoneige sous la neige fraîche. Les premiers kilomètres sont beaux mais un peu lents. Plus haut la neige devient plus dure et la glisse s'améliore. Le vent se lève pendant une heure ou deux. Plusieurs groupes reviennent de Singi et nous échangeons quelques phrases avec chacun d'eux, trop heureuses d'avoir un peu de compagnie. Après 5 heures de marche nous voilà au refuge de Singi. Il n'est que 15h et nous décidons de faire encore un ou deux kilomètres en direction de Kebnekaise Fjällstation. Cela nous fera une étape écourtée d'autant pour demain.

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Le refuge de Singi

Nous montons rapidement au col après lequel il n'y a plus que de la descente. Le couple que nous y croisons nous confirme que nous sommes au point le plus élevé de ce tronçon Singi-Kebnekaise (carte) qui fait 14 km. La descente est suffisamment pentue pour nous faire avancer à 4 km/h, presque deux fois plus vite que sur le plat. Comme il nous reste une dizaine de km à faire nous commençons à spéculer sur nos chances d'arriver ce soir même à Kebnekaise.

Pendant que nous pressons le pas en rêvant déjà à une bonne soupe chaude le vent s'est levé. Heureusement il vient du col et nous pousse dans le dos. Nous consultons fréquemment le GPS pour confirmer notre vitesse de progression. Le terrain se prête de moins en moins au montage d'une tente et entre temps le vent est devenu tellement fort que nous savons d'expérience qu'il a atteint la vitesse où elle n'est plus montable du tout. Il n'y a plus d'autre choix que d'atteindre Kebnekaise Fjällstation. Ca ferait 28 km au compteur ce soir au lieu des 14 initialement prévus. Mes pieds commencent à manifester qu'ils en ont marre de mijoter dans les chaussures et je sens qu'une ampoule est en cours de surchauffe.

Vraiment on peut dire que ça souffle ! Je crois même que c'est là un des vents les plus forts que j'ai connu, du moins en cours de progression. Car normalement par un zef comme celui-ci on devrait être à l'abri, hein !

Merci aux Suédois d'avoir mis en place un marquage d'hiver ici aussi. Cette immanquable rangée de poteaux coiffés d'une croix rouge est un vrai cordon ombilical d'un refuge à un autre. En leur présence rien de grave ne peut vous arriver. En ce moment nous serions bien embêtées si nous ne pouvions les suivre. Ils nous servent même de point d'encrage car nous sommes tellement légères que le vent nous emporte comme des feuilles d'automne et que nous ne pouvons nous immobiliser qu'en attrapant un poteau au passage. Ca vous parait exagéré, mais c'est vraiment vrai ! Brigitte a la pulka et moi le sac à dos ce qui me donne une prise au vent considérable et un privilège certain quant au nombre de chutes qui s'en suivent. Dommage qu'on ne puisse pas sortir le caméscope, j'aurais peut-être pu gagné les 10 000 Francs de "Video Gag" !

Le ciel s'assombrit. Bon, ça commence à faire long. Ah, voilà une antenne métallique qui apparaît dans le brouillard sur notre gauche. Il y a des bâtiments aussi, c'est la Fjällstation. Eh bien il est temps que ça s'arrête car j'ai les pieds en compote.

Nous avons bouclé deux étapes en une journée et couvert 28 km en 9 heures. C'est avec une certaine autosatisfaction que nous poussons la porte de la station. Nous constatons que dans le mauvais temps nous avons loupé la porte d'entrée et avons atterri au sous-sol. Nous déposons les skis et la pulka et cherchons le guichet de réception.

Ah, fini la Laponie déserte, ici il y a du monde. Et la civilisation a du bon, car les paiements par carte bancaire sont acceptés (660 SEK pour 2 pers.) ce qui arrange bien nos affaires car nous n'avons presque plus d'argent liquide. Nous avons juste encore de quoi payer le bus pour aller de Nikkaluokta à Kiruna.

Nous voulons une chambre de 2 places mais elles sont toutes occupées. L'hôtesse d'accueil étant une femme elle comprend très vite que nous préfèrerions êtres seules plutôt que de nous retrouvées dans une chambrée de grands gaillards bruyants de vingt ans nos cadets (quoique ...!). Bref, elle nous trouve une chambre de 4 places encore libre, mais nous prévient qu'elle sera peut-être obligée de mettre d'autres personnes avec nous si tout est plein par ailleurs. C'est les vacances scolaires en Suède.

Mais la chance est avec nous, plus personne ne viendra ce soir. Nous passerons une soirée sympathique, à nous doucher (enfin !) et à étaler en grand toutes nos affaires sur les quatre lits à notre disposition. Dehors la tempête fait toujours rage et le chalet vibre et siffle sans relache sous les assauts du vent. C'est impressionnant de sentir cette puissance. Nous sommes trop heureuses d'avoir pris la décision de venir jusqu'ici car sous la tente nous serions un tantinet secouées à l'heure qu'il est !

Mercredi, 11 avril 2001

Kebnekaise - Nikkaluokta

Il y a toujours beaucoup de vent ce matin, mais la prévision météo annonce une amélioration. Nous faisons connaissance avec un couple de Français au petit déjeuner. Ils reviennent d'une randonnée à ski et retournent à Nikkaluokta aujourd'hui. Ils ont choisi la version motorisée. Nous les regardons s'installer dans les remorques tractées par des motoneiges. Bientôt le petit convoi s'ébranle dans un tourbillon de neige qui s'abat aussitôt sur ses passagers chaudement emmitoufflés dans des couvertures.

Kebnekaise Fjällstation

L'amélioration météorologique se concrétise en fin de matinée et c'est sous le soleil (-8°C) que nous quittons le confort de cette grande et belle station de ski. Il n'y a pas de remonte-pente et le terme de station de ski n'est pas à interprèter comme en France. Kebnekaise Fjällstation est une station de montagne où les Suédois aiment à faire toute sorte d'activités liées à la nature et à la neige : ski de rando, randonnée nordique et pédestre, alpinisme, etc.

Nous perdons encore de l'altitude et ce tronçon est parfois déneigé à cette époque, mais cette année il n'y a pas de problème. Avec une pulka le manque de neige est rédhibitoire mais les Suédois ont tout prévu. Si ce problème se présente il est possible de prendre un véhicule chenillé qui peut circuler aussi bien sur la neige que sur la terre ferme. C'est payant mais bien pratique.

véhicule chenillé

Nous croisons plus de gens aujourd'hui que pendant tout notre périple jusqu'ici. La proximité de la route à Nikkaluokta fait que ce coin au pied du Kebnekaise (point culminant de la Suède - 2113 m) est très fréquenté.

Nous pensions passer la nuit dans un refuge indiqué sur notre carte sur le lac Laddjujàvri mais nous ne trouvons que des chalets fermés. Peut-être l'avons nous raté. Quoiqu'il en soit nous ne perdons pas de temps à le chercher et installons une dernière fois la tente. Nous avons trouvé une petite véranda en bois où les traces de déblayage semblent indiquer que d'autres ont eu la même idée avant nous. Il y a plein d'endroits où on peut fixer solidement les tendeurs de la tente ce que nous ne manquons pas de faire, au cas ou le vent se remettrait à souffler comme hier ...

Dernière nuit sous la tente

Il fait très froid ce soir et je me caille les doigts. C'est par un bon -16°C que je m'apprête à allumer le réchaud ... quand je constate que celui-ci est tout à fait récalcitrant. Ben qu'est ce qui lui prend ? Il a très bien fonctionné jusqu'à ce jour et n'a pas donné le moindre signe avant coureur d'une panne. Ce genre de désagrément vous prend toujours au dépourvu. Bon, ce n'est pas si grave puisque demain nous serons à Kiruna, mais tout de même : finir la soirée en mangeant froid après une si belle journée est hautement frustrant. Histoire de nous prouver que nous ne sommes pas si nulles nous finissons par sortir l'attirail de réparation du réchaud MSR et suivons scrupuleusement le mode d'emploi.

Vingt minutes plus tard l'eau de la purée est enfin mise à bouillir. On n'allait pas manger les flocons tout secs !

-18°C à 19h. Il nous reste au moins 4 litres d'essence. Nous laissons bruler le réchaud en guise de chauffage jusqu'au coucher.

Jeudi, 12 avril 2001

Encore 5 km jusqu'à Nikkaluokta. Nous sommes un peu indécises quant à la gestion des jours qui nous restent jusqu'au lundi (de Pâques) 16 avril date de l'avion du retour. Nous sommes très en avance et si nous allons à Kiruna dès aujourd'hui il faudra payer 4 nuits d'hôtel. Par ailleurs nous avons toujours notre problème de manque de liquide. A Nikkaluokta il n'y a ni banque ni distributeur et sans argent nous ne pourrons rien faire ici. Donc nous décidons d'aller à Kiruna sans tarder pour retirer de la monnaie sonnante et trébuchante : pour mener la grande vie dès demain.

Arrivée à Nikkaluokta

Nous arrivons une fois de plus juste à temps pour le bus. Sans préméditation. Il part à midi et nous dépose vers 13h à la gare routière de Kiruna (il y a aussi un arrêt à la gare ferroviaire et à l'aéroport).

Nous voila sur le pavé avec notre pulka. Hmm, les trottoirs sont partiellement impraticables pour elle car jonchés de petits cailloux anti-dérapants. Comme nous n'avons rien réservé il faut d'abord chercher une chambre. Je laisse Brigitte à la gare routière avec le barda et pars vers le centre ville. Je trouve les renseignements necéssaires dans un magasin de souvenirs qui fait aussi office de tourisme. On me propose le Kiruna Rumsservice. Je finis aussi par trouver du liquide à un distributeur. Nous déchargeons au maximum la pulka en mettant les choses lourdes dans nos sac à dos et sac marin et traversons la ville ainsi, en la tirant sur les tronçons les plus enneigés et en la portant pour traverser les routes déneigées. Les habitants de Kiruna en sont un peu amusés. Même eux ne voient pas des pulkas tous les jours, en tout cas pas sur le trottoir.

Nous aussi nous rions un peu car nous venons de découvrir les kiksleigh. C'est une sorte de luge que l'on pousse devant soi et qui permet de se déplacer debout sans risquer la chute à chaque pas. Il y en a pour toutes les tailles, du petit modèle pour enfant au grand costaud pour adulte. On en a même vu avec deux personnes dessus, l'une assise et l'autre qui pousse. Ces kiksleigh sont garés devant les maisons ou à l'entrée des magasins, fixés avec un antivol exactement comme chez nous les vélos. Ils sont particulièrement utilisés par les personnes d'un certain âge.

Du vendredi 13 au lundi 16 avril 2001.

C'est le week-end de Pâques et beaucoup de choses sont fermées, à commencer par les magasins de souvenirs. Heureusement que nous sommes revenues à Kiruna dès hier sinon nous n'aurions même pas pu acheter de quoi faire à manger pendant ces quatre derniers jours. Même les restaurants sont fermés.

Nous avons cependant pu visiter le célèbre ICE HOTEL de Jukkasjärvi (100 SEK l'entrée), à 15 minutes de bus de Kiruna. Dans ce village se trouve également la plus ancienne église samé.

ICE HOTEL

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FIN...
mais d'autres aventures vous attendent ici :

Je remercie vivement ceux qui sont passés par ces pages. Si vous lisez ces lignes c'est peut-être que vous envisagez de partir en Laponie, aussi je vous souhaite un inoubliable voyage dans la pureté scandinave. Et n'oubliez pas, en hiver il n'y a pas de moustiques !

Vous trouverez quelques infos utiles sur ma page FAQ


Un descriptif du parcours "Abisko - Kebnekaise - Nikkaluokta"
est également disponible sur le site de Regis CAHN :
http://www.raidnordique.com/trek_kebnekaise.html



 
toulaho@wanadoo.fr